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Une question posée dans mon quotidien local a heurté ma sensibilité. Non... disons plutôt, mon incompréhension ! Suite à ce reportage qui avait permis
de découvrir un réseau de pédophiles, le journal osait demander : "Ont-ils bien fait de dénoncer leur trouvaille à la police ?" A la lecture de cette interrogation, la
réponse ne m'a même pas effleurée, par contre, j'en avais soudain une foule d'autres à proposer : Comment peut-on se poser cette question ? Ce journaliste a-t-il des enfants ?
N'y-a-t-il pas des débats beaucoup plus important à approfondir, que cette trahison minable au vue des horreurs qu'elle soulèvent ? On peut même aller plus loin : pourquoi la plupart du
temps, les journalistes ne posent-ils pas les bonnes questions, aux bonnes personnes ? A croire qu'ils endosseent trop souvent le rôle de ces gosses qui, loin d'admirer l'eau
clair d'une rivière, plongent leur bâton dans la vâse pour perturber la quiétude de l'endroit.
Quoiqu'il en soit, pour en revenir au sujet maître, OUI ! il fallait dénoncer... Il fallait souligner en rouge et en indélébile... il fallait montrer du doigt, soulever le voile, livrer au bûcher. Bien sur ! Parce que ce genre de travers est l'une des pires choses au monde, l'une des plus innommables, des plus minables. On ne touche pas à nos enfants ! Point.
Si les ligues bien pensantes ne se mêlait pas toujours de tout, peut-être que les récidivistes ne courraient les rues, peut-être que nos gosses pourrraient jouer dehors sans que l'on tremble derrière les fenêtres . Il suffirait alors de prendre le (mauvais) sujet sous un autre angle, en se poseant la bonne question : "Pourquoi ne pas marquer d'un tatouage en plein front, ceux qui, un jour, ont été pris en flagrant délit de ce goût pervers ?"
Allez... juste histoire de les reconnaître quand ils emménageront dans le quartier... peut-être dans l'immeuble... juste sur le palier. Là. A porter de mes enfants. A un sourire des vôtres.
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