Ce n'est pas dans mes habitudes de
prendre la plume, mais je crois que l'heure est devenue grave...
Les milliers de frissons qui courent sur ma peau quand ton sourire submerge ma mémoire, me deviennent de plus en plus difficile à contrôler, tout comme ces montées de plaisir qui transperce mon
ventre au souvenir de nos nuits, faisant trembler cette main qui t'écrit. Il faut que tu saches à quel point mon souffle se fait court quand je sais devoir te rencontrer, ressentant alors
l'étrange et agréable impression que tes lèvres gourmandes sont déjà sur ma peau, marquant au fer rouge, chaque parcelle de ce corps brûlant qui t'appartient. Je n'ai pas le pouvoir de connaître
ton regard à cet instant de ta lecture, mais je sais qu'une partie de toi se réveille à ces souvenirs que je provoquent, et je t'attends déjà avec fièvre et avidité. Pardonne ces mots qui
traînent, retenus par un plaisir qui monte lentement, ces mots gonflés de cette envie que je ne parviens jamais à retenir en ta présence, ces mots que je ne trouvent pas vraiment, parce qu'ils
sont tellement moins forts que notre passion, moins délirant que nos fantasmes, moins intimes que nos caresses...
Tant pis, j'avais envie que tu les connaissent, que tu les reçoivent loin de moi, comme une main tendue qui se glissent dans tes cheveux, comme un murmure sur le bout de mes lèvres dans le
brouhaha du quotidien. Les paroles entre nous ont toujours été superflues, mais il me fallait laisser noir sur blanc, ce désir que j'ai de toi, comme une trace que l'on grave dans la réalité
avant de rejoindre le rêve que tu m'apporte. Et puis sans doute vaut-il mieux que je couche sur le papier ces phrases qui me brûlent puisqu'en ta présence, face au bleu de ton regard, grisée par
le parfum de ta peau, je ne sais plus te dire qu'une seule chose, certes la plus importante, murmurée au creux de ton corps quand le mien s'apaise, souffle rauque du haut de ces vagues qui
me submergent, preuve incontestable de ce bien être que tu construit. Mais sans doute croirait-tu alors que seule la folie des gestes provoque ces mots-là, poussée par la tendresse de
l'instant qui s'échappe de cette bouche que tu étouffe à loisir, Saches qu'il n'en ai rien, et c'est pour cette raison que ma main survole ces touches, afin de confirmer les doutes que tu
pourrais avoir, apaiser tes craintes et briser tes peurs... je voulais te l'écrire, te le pleurer aussi, en pleine lucidité, en possession de tous ces moyens qui te charme.. je persiste et je
signe... je t'aime. Infiniment et pour si longtemps !
Toute à toi.
Par ALIAS
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Publié dans : Lettres
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